lundi 29 décembre 2008

Quatre mois dans le tourbillon de la vie nouvelle!






J'ai délaissé l'écriture durant quatre longs mois pour consacrer chacune des secondes à ma puce et à son papa, bien sûr! Les premiers mois de la vie d'un enfant sont bien étranges pour la maman, on fusionne à un point tel qu'on en oublie qu'on a une existence à part entière. Je commence à m'extirper tranquillement de cette brume parentale. Il me vient des envies de menus projets, même s'ils sont souvent plus ou moins liée à ma fille, au moins ils me permettent de m'en dissocier un petit moment. Alimenter mon coin de toile fait partie de ces petits projets qui me motivent.

J'ai vécu un très bel accouchement en compagnie de ma petite équipe de soutien composée de mon conjoint, ma mère et ma belle-mère. Je n'ai pas pu rester dans ma bulle anesthésique comme je le souhaitais, mais le calme était au rendez-vous et je crois bien que c'est l'essentiel. Les moments à l'hôpital sont si magiques, mais en même temps, ils sont remplis de brume. Un accouchement est très éprouvant autant sur le plan physique que psychologique et il est difficile de revenir rapidement sur terre. On atterrit peut-être une semaine plus tard. J'ai eu vraiment besoin de l'aide de mon petit homme à l'hôpital. Il s'est occupé de ses deux amours, comme il dit.
Je me sentais très insécure avec la petite et j'avais besoin de sa grande assurance. Je préférais apprivoiser Lizbeï, seule, dans l'intimité de mon quatre et demi.

Déjà dans mon ventre, Lizbeï semblait être la fille à son papa, car elle grouillait en tout sens chaque fois qu'il s'approchait de moi. Leur union s'est vite concrétisée à sa sortie. Mon petit homme l'a pris contre lui en peau à peau lorsqu'elle n'avait que quelques secondes. Puis, arrivés à la maison, il passait des heures avec elle collée contre son coeur, écoutant la télévision ou jouant aux jeux vidéos. Certains soirs de tempête de larmes, il était le seul à pouvoir la consoler, lui créant un lazy-boy (ou lazy-girl!) dans le creux de son bras. C'est si réconfortant pour une maman de voir la belle complicité qui s'installe entre son petit bourgeon et le papa. Il est le seul à pouvoir la faire hurler de plaisir! Sur la table à langer, debout sur ses genoux, sur le tapis de jeux! Quand elle rit, je retrouve mon petit homme, si ricaneur et rempli d'une belle joie de vivre. C'est un bébé enjoué et je me plais à croire que c'est par imitation. On est tous les deux très heureux et j'espère que ça se reflète sur elle!

lundi 16 juin 2008

Entre la vie et la mort

Il est bien étrange d'être enceinte alors qu'on est entourés de personnes âgées, comme je le suis dans mon bloc. Ces femmes en sont au stade de faire le point sur leur vie alors que je suis sur le point de donner la vie. Je me rends pleinement compte la vie est une grande roue qui tourne sans arrêt, quand des passagers en débarquent, d'autres prennent leur place aussitôt. Et j'ai conscience de devoir profiter de chaque moment de ma grossesse, car chacun d'eux est unique, malgré les malaises physiques et psychologiques. Je veux profiter de chaque moment de sa vie, comme mes parents l'ont fait et le font encore avec moi. On est privilégiés de vivre ces longs mois de bonheur. Combien de femmes essaient de procréer en vain? Beaucoup trop. C'est une grande injustice. Alors, je profite de chacun de ses petits coups dans mon ventre et des contacts particuliers avec son papa.

lundi 9 juin 2008

Retour au bercail




C'est une joie indicible que d'être de retour au milieu de ma famille après cinq ans d'éloignement. Deux heures de route, ce n'est pas la fin du monde... sauf quand on travaille les fins de semaine. Pour visiter les miens, je devais me décarcasser pour trouver quelqu'un qui voudrait bien échanger son chiffre de travail pour le mien. Tout ça pour voir chaque partie de famille le temps d'un souper et d'un trognon de soirée. Deux jours et demi: trois paires de parents. On calcule, on calcule et ça ne balance jamais. Résultat: on arrive le dimanche, éreintés avec l'impression de n'avoir vu personne.
Mais, cette période est maintenant révolue. Nous pouvons voir nos familles quand bon nous semble et ce, même au beau milieu de la semaine. Quelle joie! Un souper en famille, puis une bonne nuit de sommeil dans nos draps, avec nos oreillers. Plus nécessaire de dormir sur place. Ce n'est pas que c'était désagréable, mais rien ne vaut le confort de notre lit, d'autant plus en étant enceinte.
On dirait que le fait d'être en voie de devenir maman me donne encore plus envie d'être auprès de la mienne de mère. L'instinct maternel en attire un autre, j'imagine. Depuis que je suis de retour en Montérégie, ma mère et moi nous parlons chaque jour et nous nous voyons chaque semaine. C'est un tel bonheur de les retrouver, comme si je revenais d'un long voyage ou que j'avais mis ma vie sur pause durant quelques années. Je les voyais une fois par mois environ, mais en voyage-éclair. Maintenant, on peut prendre le temps et apprécier les moments ensemble. Les soupers chez ma mère sont un vrai délice, autant sur le plan culinaire que sur le plan plaisir. Nous formons une famille reconstituée de cinq enfants, moi, mon frère, ma soeur, mon demi-frère et ma demi-soeur. Nous rions toujours énormément durant ces soupers. Nous sommes très complices, tous les sept. Même les copains et les copines ajoutent leur grain de sel à la complicité familiale. Cet été, l'alliance de nos deux familles sera officielle avec le mariage de ma mère et de son conjoint. Une belle façon de célébrer 10 ans d'union magique. Cela me donne vraiment envie d'attendre quelques années avant de me marier pour que nos enfants puissent prendre part à la cérémonie. Il me semble qu'il y a là quelque chose de très symbolique pour moi.
Mon père et sa copine forment l'autre moitié de notre famille. Nous passons aussi de beaux moments avec eux, quand ils en ont le temps, car leur agenda est très garni. On passe du temps dans leur petit salon feng shui extérieur. Nous avons d'ailleurs eu un moment très émouvant la semaine dernière. L'ami de mon père jouait de la guitare dans le petit salon, devant un feu et nous avons tous chanté Prendre un enfant par la main d'Yves Duteil, chanson que mes parents ont fait joué, joué et rejoué avant ma naissance et durant mon enfance. Mon père a flatté mon ventre tout le long de la chanson, pour que Lizbeï sache que c'était pour elle que nous chantions.
Ma belle-famille est géniale, j'ai beaucoup de chance de les avoir. J'entends mes amies parler d'histoires d'horreur avec leur belle-famille, en particulier de leur belle-mère et je me dis que je l'ai échappé belle! Ma belle-mère est comme une amie pour moi, j'adore discuter avec elle et lui demander conseil, car elle ne me juge jamais.
Ah! Le plaisir d'être en famille. Oui, mes amis de Québec me manquent beaucoup, mais je me rends compte à quel point c'est important la famille, surtout alors que j'attends une petite fée!

jeudi 5 juin 2008

En parlant de plume...


J'ai en tête aujourd'hui ma Plume de chatte. Je lui ai donné ce nom, car j'écris et je considère que l'écrivain n'est rien sans sa plume (maintenant métamorphosée en ordinateur, mais bon, l'image est là). Et sans mon chat, je ne sais pas ce que je ferais. Surtout en étant en retrait préventif, elle m'est d'une grande aide. Elle me tient compagnie, s'occupe de moi à sa façon. Elle a un regard très humain, c'en est parfois troublant tant on peut se sentir jugée par elle. Mais c'est aussi rassurant, car elle a l'oeil très éveillé, on sent qu'elle est présente, contrairement à la plupart des chats qui ont les yeux dans le vague à l'âme, comme s'ils ne nous voyaient pas vraiment. Plume, quand elle me regarde, c'est très profond, elle semble vouloir me transmettre un message, communiquer avec moi. Alex et elle ont aussi une très belle complicité. Ils ont leurs habitudes ensemble, leurs moments privilégiés, souvent le matin alors que je suis toujours au pays des songes. Il lui a même appris à ouvrir les portes d'armoire! Quelle erreur! Maintenant, elle glisse la patte sous chacune des portes de l'appartement et les claque jusqu'à ce qu'elles s'ouvrent. Mais, c'est parfois très long et assez bruyant...
Nous espérons que la reine Plume ne nous mettra pas de bâtons dans les roues avec le bébé. Elle devra apprendre qu'elle s'est fait détrôner par cet humain miniature.

Recherche quelques contrats à me mettre sous la dent...


J'ai décidé que je n'avais pas envie de perdre la main en ce qui concerne mon travail. Déjà que mon cerveau part à la dérive, je ne le laisserai pas emporter mon précieux savoir, acquis à l'université à grands coups de temps et d'argent. Alors, j'ai pris mes deux petites pattes et je me suis créé un site internet. http://karine-correctrice.e-monsite.com/ J'espère gagner quelques clients, pas trop, juste assez pour stimuler mon intellect et pour me garnir un peu les poches. Je veux garder vivante la flamme de mon métier. J'ai peur qu'elle ne s'éteigne si j'arrête trop longtemps.

mardi 3 juin 2008

Bébé grouille

Depuis deux jours, ma fille bouge dans tous les sens, à chaque minute de la journée. Je me demande bien ce que prépare cette fébrilité. Peut-être est-ce le temps pour elle de se tourner sens dessus dessous, vers le chemin de la vie? Quoiqu'il est encore un peu tôt, à seulement 28 semaines! Peut-être a-t-elle la soudaine bougeotte de sa maman? J'ai recommencé à m'activer, prendre des marches, faire des exercices, danser et très bientôt, plonger dans le merveilleux monde des cours d'aquaforme prénatal. J'avais peur de ne pas pouvoir connaître cette joie, car normalement, les cours se font très rares durant l'été, mais pas à Chambly, semble-t-il. Pour moi, l'eau, c'est la base de ma vie, je m'y sens en harmonie avec moi-même, légère et souple. Quel bonheur! D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours passé des heures dans l'eau que ce soit pour l'entraînement ou simplement par loisir. Je veux faire vivre ce grand bonheur à ma fille. À Chambly, ils offrent des cours dès 4 mois pour les tout-petits canetons. Donc, cela nous mène en janvier. Quoi de mieux pour mettre du soleil parmi toute cette neige?

Hier soir, cours prénataux sur l'accouchement. Certaines femmes semblaient très nerveuses. Je n'en faisais pas partie. Depuis que j'ai pris la décision d'accoucher de manière naturelle, en symbiose avec mon amoureux et mon bébé, je n'ai plus peur. J'ai confiance en l'immense force de mon subconscient et en la complicité indestructible qui m'unit à mon conjoint. Je sais qu'ensemble, nous réussirons. Notre seul hic était d'ordre monétaire, mais Hypno-vie, d'où est issue notre formatrice, offre des reçus pour les assurances, ce qui règle le problème. Elle se déplacera même chez nous pour faire part de son précieux enseignement. Quoi demander de mieux? Oh! Je sais... un bébé en santé!

Alex et moi sommes bénéficiaires du programme OLO du CLSC. C'est extraordinaire! Je le recommande à toutes les femmes qui, comme nous, sont plutôt éloignés de la classe moyenne. Nous avons droit à une infirmière qui nous visite toutes les deux semaines depuis la 25e semaine, à une nutritionniste, aux services d'un laitier qui nous livre chaque semaine huit litres de lait et une douzaine d'oeufs et à 12 oranges par deux semaines. L'infirmière se déplace chez moi, donc pas de casse-tête avec le transport en commun et aucun risque de manquer le rendez-vous! C'est fou comme on oublie tout, enceinte! Et pourtant, je n'ai que mes rendez-vous comme "responsabilités majeures", mais bon il semble que le cerveau rapetisse à mesure que gonfle la bedaine! Rassurons-nous, selon une étude scientifique qui était rapportée dans la presse du 10 ou 11 mai, les femmes qui ont eu des enfants sont plus "intelligentes" après avoir accouché qu'avant. Il semble qu'une partie de leur cerveau se développe afin de mieux gérer leurs nombreuses responsabilités. Voilà donc le secret de ces mamans si bien organisées! Un petit coup de pouce de leur cerveau!

lundi 2 juin 2008

Une fête sous la pluie


Aujourd'hui, fête de mon petit homme, j'essaie d'organiser un souper parmi la pluie et les cours prénataux. Je veux qu'on profite de chaque occasion de souligner qu'on tient à l'autre, surtout avec un petit bébé en route, le temps pour nous sera plus rare.
Pour lui, sa fête est déjà soulignée avec une fin de semaine au camping de ses parents. Un bon souper, une joute de golf et l'affaire est ketchup pour lui! Mais bon, il pleuvait et les amis n'ont pu faire un tour alors je veux en faire plus, comme d'habitude! Le cadeau devra attendre à plus tard, budget oblige, malheureusement... Je voudrais tant tout lui donner, car c'est ce qu'il mérite.
En même temps, les grosses fêtes surprises, ça ne me tente plus. Je m'y suis risquée il y a deux ans. Résultat: 20 personnes dans un minuscule 3 et demi, de la pluie à boire de bout, des restants de bouffe pour 2 semaines et du stress à en revendre. L'année passée, on y est allée plus tranquillos, mais ce fut autant agréable, sinon plus. En fond visuel, le camping de ses parents toujours, mais cette fois avec assez de soleil pour se jeter dans la rivière et juste assez d'amis pour organiser une belle partie de volleyball. Ajoutez à ça une joute de golf familiale où on a pu assister aux balbutiements de ma belle-soeur qui, ma foi, s'est débrouillé pas si mal, et vous obtenez une fête parfaite. Mais bon, il semble qu'on ne puisse faire un copier-coller!

vendredi 30 mai 2008

Accouchement sous hypnose?

Je considère la possibilité d'accoucher sous hypnose. Cela ressemble à un rêve: aucune douleur, aucune angoisse, aucune drogue médicale, aucun forceps ou autre instrument de torture chirurgicaux, que le pur et simple bonheur d'être en communion avec mon conjoint et mon bébé. Ce n'est pas beau, ça? Moi, j'y crois, il ne reste qu'à convaincre mon corps du bien-fondé de cette méthode, qui est en fait, davantage une philosophie de vie.
Plus de précisions après la formation...

En attendant, un peu de lecture dans la langue de Shakespeare:
Hypnobirthing The Mongan Method: A natural approach to safe, easier, more comfortable birthing, 3rd edition, Marie F. Mongan, Health Communications, Inc., Deerfield beach, Florida, 2005, 302 pages.

Grossesse au printemps


Il y a quelque chose de magique à être enceinte au printemps. À mesure que la vie s'éveille dans les arbres, que poussent les bourgeons et les "fleurettes", je sens à l'intérieur de moi la vie qui s'éveille. Mon propre bourgeon de fille s'agite et donne de plus en plus signe de vie par des effleurements et de petits coups sur ma paroi ventrale. Je me dis qu'elle explore son territoire, qu'elle défriche de nouvelles terres. J'espère seulement qu'elle n'y fasse pas trop d'agrandissements! Toutes les filles tentent invariablement de maigrir chaque été pour être plus sexy en maillot de bain. Contrairement à elles, je gonfle et gonfle de jours en jours, aussi bien que rendu au moment du maillot, je serai une véritable montgolfière à pattes. Mais la cause en vaut la chandelier. J'ai si hâte de voir sa petite tête. À qui va-t-elle ressembler? Va-t-elle être grande? Ronde? Courte? Avec des cheveux? Que de mystère plane déjà sur ce petit être à venir. Son papa et moi sommes impatients de la rencontrer.


Sortie officielle non du placard, mais du cocon!

Je me joins à cet étrange univers virtuel qu'est la blogosphère pour quitter quelques temps le cocon qui m'enserre. Je n'en deviendrai peut-être pas papillon, mais j'aurai vu d'autres horizons. Les grands voyages me fatiguent, ces derniers temps, mais un saut dans la virtualité ne peut que me revigorer l'esprit et les doigts engourdis. Engourdis d'avoir cessé d'écrire trop longtemps. J'ai envie de laisser sortir tous ces mots emprisonnés dans ma tête, de murmurer toutes ces idées emmurées. Alors me voici avec tous mes rêves éveillés et mes réalités endormies.