lundi 26 janvier 2009

Rencontres maternelles

Depuis quelques semaines, j'ai commencé à suivre des cours de cardio-traîneau et des cours d'aquaforme avec bébé. En plus de m'aider à retrouver la forme, ces cours me permettent de papoter avec d'autres mamans, d'échanger des conseils, de briser la bulle de solitude pour ne pas qu'elle s'épaississe à n'en devenir increvable. On se rend compte qu'on n'est pas seule au monde dans notre vaisseau enfantin, que d'autres mamans pilotent dans le même espace. J'ai rencontré 2 autres mamans qui ont des petits gloutons comme Lizbeï qui boivent aux 2 heures. L'une a choisi de passer au biberon, l'autre attend que ça passe. Moi, j'ai opté pour les céréales. Une situation, trois solutions.
C'est très rassurant d'arriver chaque semaine et de voir ces visages de plus en plus familiers. Surtout dans une ville qu'on a adoptée il y a peu de temps. Je me crée tranquillement un réseau de connaissances qui forme autour de moi un coussin de confort et de réconfort.
En même temps, ça permet à Lizbeï de voir d'autres bébés de son âge et de sortir un peu de notre appartement-cocon. Elle vit toutes sortes de nouvelles expériences tactiles dans la piscine, agréables comme la chaleur de l'eau et d'autres moins comme les gouttelettes dans le visage.

Solitaire dans la nuit

Lorsque je me sens un peu confuse et que je ne sais plus trop où j'en suis dans ma vie, dans mes projets, je joue une partie de solitaire. Il semble que de classer des cartes par ordre chronologique m'aide à faire du ménage dans ma tête. Et l'effet hypnotique du design des cartes porte le cerveau à s'activer, pour ma part du moins.
Aujourd'hui, je me disais que le solitaire est à l'image de la vie, parfois on gagne la partie et parfois on la perd, selon les choix qu'on a faits. Lorsque j'étais plus jeune et que je jouais, je croyais que l'ordinateur était programmé pour que certaines parties soient perdantes d'avance et d'autres soient gagnantes, mais maintenant, je me rends compte qu'on y est pour quelque chose. Ce sont les actions qu'on pose qui font en sorte que l'on gagne ou que l'on perde.
C'est stupide, mais ça m'a aussi fait penser aux joueurs compulsifs. Car chaque fois que je joue au solitaire, je me dis toujours que je vais arrêter dès que je gagne une partie et je deviens un peu hallucinée par le jeu. Mais bien sûr, moi j'arrête vraiment lorsque je réussis puisque à part une infime part de fierté dans ma journée, je ne gagne pas grand chose!

dimanche 25 janvier 2009

Les premières fois



Avec un bébé, tout est nouveautés et découvertes. Pour les parents, tout est source d'émerveillement et d'admiration. Ces temps-ci, Lizbeï a vécu quelques premières fois qui méritent d'être soulignées.

Elle a commencé à rire, ce ne sont pas encore des éclats de rire ni même des fous rire, mais c'est un petit rire timide, mais distinct qui est très mignon. Son papa la tient debout sur ses genoux et la regarde en imitant tous les types de rire qu'il connaît. Elle ne peut s'empêcher de s'esclaffer à son tour, la bouche grande ouvert, les yeux plissés et la tête un peu penchée. Craquant!

Elle a aussi exploré l'univers aquatique dernièrement qu'il lui a plu tant qu'elle était dans la sécurité et la chaleur des bras de maman. Le petit bateau flottant l'intéressait moins. Elle n'a pas réussi à s'y sentir bien à son aise encore, mais ça viendra, maman ne perd pas espoir!

Elle a commencé à manger des céréales plus tôt que prévu, soit à 4 mois et demi au grand bonheur de tous! La maman est contente, car elle ne boit plus aux 2 heures, le papa est content, car elle fait un peu plus ses nuits et le bébé est content, car elle se mourait de se mettre quelque chose sous la dent. Chaque fois que nous mangions, elle nous regardait avec envie et ouvrait la bouche! Mais, ce n'est pas évident, les premières expériences de nourrir un bébé. Elle attrape la cuillère avec ses mains, met les doigts dans sa bouche en même temps que la nourriture, tape la cuillère et reçoit les céréales dans les yeux et dans front, mange la bavette! Ah la la!

Cette fin de semaine, nous avons vécu 2 très beaux moments chez mes parents. Elle a galopé sur le cheval en bois que ma mère lui a offert et elle s'est tournée du ventre au dos chez mon père!

Je ne trouve pas que c'est ennuyant de passer ses journées avec un bébé, car chaque jour est différent du précédent, il y a toujours une progression. Et l'admirer est loin d'être une corvée!

jeudi 15 janvier 2009

À l'origine, il y avait un prénom...


J'ai nommé ma fille Lizbeï (qu'on prononce Lizbeille). Inspiration du prénom de l'héroïne du roman d'Élisabeth Vonarburg, Chroniques du Pays des Mères. Contrairement au personnage, j'écris le prénom de ma fille avec un "z" et non un "s". Petite touche d'originalité apportée par mon conjoint, à des fins de phonétique et d'esthétique! Effectivement, lorqu'on l'écrit en lettres attachées, on perçoit une belle symétrie avec le "z "qui se glisse vers le bas et le "b" qui s'enfuit vers le haut.

J'ai adoré ce roman de science-fiction où les femmes sont reines et maîtresses! Je suis tombée amoureuse de cette petite fille fragile et forte à la fois qui se démarquait des autres, à l'image de son prénom. Le fait que cette brique possède 600 pages aide à ce qu'on s'attache aux personnages. J'ai passé presque un été complet en compagnie de Lisbeï, de sa soeur Tula et des autres personnages féminins de Béthély. C'était mon premier roman de science-fiction, celui qui a ébranlé mes convictions sur ce genre. Eh non, ce n'est pas de la littérature pour hommes seulement avec des batailles sanglantes, des engins volants et des machines complexes! Je caricature, mais quand même, j'étais plus ou moins intéressée par ce genre avant de lire LE roman qui a changé ma perception. J'ai été littéralement envoûtée! Quel bonheur d'embarquer dans un univers où l'on perd ses repères où l'on se laisse dériver dans l'inconnu!

vendredi 9 janvier 2009

Complicité parentale


Depuis quatre mois, je prends bien conscience de l'importance d'avoir un couple solide à la base avant d'avoir un enfant. Car, un enfant, ça bouleverse tout. Les horaires, les habitudes, le quotidien. On doit tout réapprendre, à gérer son temps, à soigner son couple, à prendre soin de soi. Et si le couple n'est pas stable, il risque de partir dans le tourbillon enfantin. On est plus fatigués, plus irritables et si l'on ne prend pas sur soi, l'autre écope de la mauvaise humeur. Nous avons appris qu'il vaut mieux limiter les dialogues quand la petite pleure, car on devient si irritable que le ton monte rapidement et on peut en venir aux remarques blessantes qui n'ont pas lieu d'être. Si on a une bonne relation et qu'on prend du temps de qualité ensemble, ces petits moments deviennent quelques broutilles passagères, mais si on ne le fait pas, ces moments plus durs deviennent tranquillement une colline, un mont, une montagne. Alors, chaque fois qu'on le peut, mon petit homme et moi prenons soin de nous. Que ce soit en déjeunant ensemble, en se câlinant devant un bout de film (un film entier étant encore utopique!), en prenant un spa juste tous les deux, etc.
Et nous avons une règle implicite: la personne qui tient la petite dans ses bras peut demander tout ou presque à l'autre. On se sert donc à tour de rôle, nous permettant de resserrer nos liens et d'accorder tout notre temps à la petite. Il y a aussi le côté pratique puisque aller chercher quelque chose avec Lizbeï dans les bras, ce n'est pas évident!

mercredi 7 janvier 2009

Un temps des fêtes rock n' roll


Cette année, le temps des fêtes n'a pas été de tout repos. J'avais prévu plusieurs sorties dans la famille et nous recevions des amis. J'ai voulu voir le plus de personnes possible pour présenter mon petit bout de chou, un peu dans l'urgence de manquer sa phase de bébé. Je n'avais pas pensé que ce serait si épuisant! Nous avons écopé d'une bonne grippe chacun, avec raison! Du 19 décembre au 1er janvier, nous avions quelque chose de prévu presque tous les jours!

Nous avons vécu notre première vraie expérience de resto avec la petite le 19. Nous sommes allés manger au Da Teresa où ma soeur cadette travaille, accompagnés de ma mère et de son mari. Et ce fut un franc succès! Tellement que nous y avons passé quatre heures! L'ambiance y était très agréable, avec une déco champêtre et une division de vieille maison. On se serait cru dans une maison de poupée géante où nous avons mangé comme des princes et des princesses! La mère de la propriétaire a promené la petite le temps que nous dévorions notre assiette, au grand plaisir des deux! Lizbeï la curieuse a beaucoup apprécié le brouhaha du resto et les lumières du sapin miniature qui illuminaient le coin de notre table!

Le reste du temps des fêtes, on a eu de la broue dans le toupet, on était toujours un peu à la course, on arrivait en retard partout et pourtant on n'avait pas profité de la journée. On commence à peine à reprendre notre souffle. Mais nous avons passé de si beaux moments en famille que ça en valait la peine! Lizbeï a été très gâtée pour son premier Noël!